Nos recherches portent sur l’évolution contemporaine des populations. Nous développons des travaux génériques visant à mieux comprendre les processus démographiques et adaptatifs en cours chez les insectes envahissants et/ou nuisibles et leurs auxiliaires.
Ces connaissances contribuent à proposer à terme des outils d’aide à la décision pour la gestion agroécologique des ravageurs, et nous portons nous-mêmes plusieurs projets à vocation directement appliquée (PARSADA ASAP, PARSADA OPTIMISTII, PARSADA ISULA). Nous travaillons sur plusieurs modèles biologiques insectes d’intérêt appartenant principalement aux ordres des diptères (e.g. Drosophila suzukii, Ceratitis capitata), des coléoptères (e.g. Harmonia axyridis, Ips sexdentatus) ou des lépidoptères (e.g. Spodoptera frugiperda, Thaumetopoea pityocampa).
Nos recherches mobilisent des compétences en génétique des populations, génétique quantitative, biologie évolutive, écologie comportementale, éco-physiologie, bio-informatique et apprentissage statistique.
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Nous développons depuis de nombreuses années des recherches méthodologiques visant à inférer l’histoire démographique des populations à partir de données génomiques, qui se concrétisent par la diffusion de plusieurs logiciels d’analyse.
Dans un contexte où la quantité croissante de données génomiques permet d’estimer des scénarios de plus en plus complexes, nous avons notamment pour ambition d’estimer conjointement différents paramètres démographiques (e.g. densités de populations, dispersion) ainsi que leurs dynamiques récentes.
Notre objectif est ainsi de comprendre le fonctionnement récent voire actuel des populations, afin de fournir des informations pertinentes pour la mise en place de stratégies de gestion. Pour améliorer ces estimations, nous explorons notamment de nouvelles approches d’échantillonnage exploitant par exemple les séries temporelles de données génomiques ou la combinaison de données génétiques et de suivis démographiques.

Au-delà des aspects démographiques, une question centrale de nos recherches est de comprendre comment les populations d’insectes font face, parfois très rapidement, aux variations de leur environnement.
Une première manière d’aborder cette question au sein de l’axe est de chercher à caractériser les bases génétiques de l’adaptation. Nous possédons une forte expertise méthodologique concernant la détection de variants adaptatifs et les approches d’association génotype-environnement (GEA). L’identification de ces variants nous permet de mieux comprendre les mécanismes biologiques permettant l’adaptation, mais également de proposer des modèles de prédiction génomique du potentiel adaptatif dans un nouvel environnement pouvant être appliquées pour anticiper les invasions biologiques ou les réponses adaptatives aux changements climatiques.
Nous étudions également l’impact du fardeau génétique sur le potentiel adaptatif des populations. Pour tous ces travaux, nous cherchons de plus en plus à intégrer des nouveaux marqueurs tels que les variants structuraux et les éléments transposables.

Afin d’affiner notre compréhension des mécanismes d’adaptation des insectes à l’environnement, nous étudions également au laboratoire plusieurs phénotypes liés à la valeur sélective sur le terrain de nos principaux modèles biologiques (choix d’oviposition, fécondité, viabilité des larves, survie des adultes, tolérance aux stress environnementaux…).
Grâce à nos compétences complémentaires en génétique et en écologie évolutive, nous quantifions l’héritabilité et l’architecture génétique de ces traits, mais également la contribution de la plasticité phénotypique à la valeur sélective. Nous examinons notamment le rôle du microbiote dans la plasticité adaptative des ravageurs polyphages, en considérant l’interaction tripartite insecte-microbiote-plantes hôtes.
Ces recherches visent à caractériser l’efficacité et la durabilité des nouvelles stratégies de gestion (p.ex. stratégies d’attraction-répulsion, Technique de l’Insecte Incompatible), en faisant le lien entre adaptation rapide et dynamique des populations de ravageurs. Elles s’appuient en grande partie sur des dispositifs expérimentaux (jardins communs, évolution expérimentale, phénotypage automatisé, communautés microbiennes synthétiques) mis en place sur la plateforme SEPA, dans laquelle nous sommes fortement impliqué·e·s.
No results found.
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